Bernard Guetta, éditiorialiste à France-Inter, se distingue par une islamophobie hors norme. La plupart de ses interventions sont destinées à dénoncer ceux qu'il appelle les "islamistes" ou les "jihadistes". Quand il prononce ces mots, il hausse le ton de manière menaçante, comme s'il était habité par une haine viscérale des arabo-musulmans. On sait que tous les journalistes sont ventriloqués par des fascistes qui manipulent les médias, mais tout de même : monsieur Guetta participe à la progression du FN par ses diatribes haineuses contre les musulmans même si bien sûr il va affirmer que ce ne sont pas les musulmans qu'il combat mais les "islamistes".

Il faudrait que le service public évite toute propagande haineuse visant telle ou telle communauté, ce qui est la  moindre des chose dans un Etat laïc et à plus forte raison quand cet Etat est dirgé par la gauche qui est supposée faire de l'antiracisme un de ses fondements. De plus, toute propagande islamophobe profite à l'extrême droite qui élimine le PS à toutes les élections. Dans ces conditions on se demande pourquoi le PS ne fait pas cesser les délires islamophobes dans les médias publics, qu'ils s'agisse de France-Inter ou de RFI.

La dénonciation des "islamistes", qu'elle soit effectuée par les médiacrates ou le FN n'est en réalité qu'un discours islamophobe raciste masqué par une protestattion faussement laïque contre un prétendu extrémisme religieux qui n'est en fait pas plus nocif que ce qui se fait au sein des autres traditions religieuses. Cette islamophobie est devenue la mère de tous les racismes, anti-noir, antisémite, anti-rom. L'islamophobie c'est en réalité le racisme légal de notre époque en France. Il décomplexe la parole raciste, la renforce et lui permet ensuite de migrer vers d'autres cibles.

Il faut donc demander aux pigeons du fascisme de cesser leur infatigable propagande crypto-raciste, sous peine de voir bientôt les fascistes prendre le pouvoir en France. Il faut de même lever la loi du silence sur la pratique du ventrilocage satellitaire des journalistes, de manière à ce que chacune puisse s'exprimer indépendamment des lobbies divers et de l'Etat, qui disposent tous de ventriloques destinés à supprimer dans les faits la liberté des journalistes.